Dimanche 17 décembre 2006
Je voudrais ouvrir une discussion sur lart contemporain et en particulier sur les critères de sa conservation. Cela daprès ce quon a dit au PAN (Palais des arts de Naples) le 14-15.12.2006
pendant le forum « Documentation and contemporary languages » , et en particulier dans le workshop au titre « Art, science and tecnology » de Alain Depocas (Daniel Langlois Foudation for Art, Science and Tecnology, Montreal, Canada ) et Yukiko Shikata (NTT Intercomunication Center ICC Tokyo, Japan).
Lart contemporain vit une période de transition épocale qui dure depuis trente ans. A niveau de produit manufacturé, loeuvre reste beaucoup ETEREA et quelque fois immaterielle ( voir par exemple lart électronique) jusqu à mettre en crise l idée même du musée comme lieu de la conservation et de la réception, en le transformant en archives, un database des oeuvres.En effet le réseau Intérnet est un de ces database.La révolution électronique a permis une augmentation exponentielle dartistes qui en utilisant les ordinateurs ont produit un nombre très élevé doeuvres que les mêmes CURATORI des musées ne connaissent pas. Il y a une certaine incompréhension qui partage la recherche artistique contemporaine de la critique dart, dûe au fait que souvent les critiques, les historiens et les CURATORI nont pas aucune connaissence de lélectronique et de sa complète identification avec lart contemporain.Ceci provoque des confusions dans les languages qui portent à confondre le passé récent avec le contemporain et le futur proche.
Aujourdhui lart voyage sur des voies parallèles et très près à ceux de la science, et à une vitesse de transformation qui n a pas dégaux dans l histoire précédente.Cela est dû à la révolution technologique, qui a la même importance de linvention de la peinture à huile, de la presse, de la photografie et du cinéma. Mais la révolution électronique dépasse toutes les autres révolutions parce quelle rend accessible, grâce à ses prix et à sa facilité d usage, des techniques qui étaient exclusivement pour quelque élevé encore lesiècle passé. Une situation pareille modifie complètement les rapports entre l oeuvre et le créateur, loeuvre et le destinataire, lartiste et le public. Ces chengements mettent en crise l idée même de musée, dexposition, doeuvre. Un nouveau code simpose pour parler dart contemporain. Cest sur ces informations qui se concentre le problème de comment transmettre aux POSTERI le travail artistique contemporain.
Il est évident qu il y à des difficultés, par exemple au moment du classement des installations non-permanentes, mais la situation se fait encore plus complexe pour ce qui concerne le classement et la nouvelle jouissance dans le future des oeuvres de software-Art et dart électronique en général. Une oeuvre électronique des premières années quatre-vingt-dix a une définition inférieure de celle des moniteurs actuels, et cest pourquoi, sur ceux-là, elle apparaitra très petite.Pour jouir de loeuvre comme elle a été créée, il faut des EMULATORI qui simulent limperfection des vieux ordinateurs et des vieux moniteurs. (On remarque lusage du mot « vieux » pour des oeuvres produites il y a seulement quinze ou seize ans). L idée de « linteraction participative » , sur la-quelle se base une grande partie de la création en intérnet et de lart contemporain (software open source, Linux, LICENZE Creative Commons) propose un problème différent et plus radical qui naisse dune nouvelle jouissance de loeuvre dart : aujourdhui le public jouit de loeuvre en la manipulant.Cest facil à comprendre que pour une oeuvre qui naisse comme oeuvre interactive, cest à dire une oeuvre qui est telle seulement après une manipulation du consommateur, le catalogage devient vraiment complexe.Cest donc indispensable douvrir une table de discussion et de travail sur les voies actuelles de lart contemporain, sur ses nouvelles formes de classement et sur les implications politiques quune tranformation pareille exige sans doutes.
Par Lello Masucci
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Publié dans : lellomasucci
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